Grève mondiale pour l’environnement

Climat : les jeunes déclarent la grève mondiale

Depuis la dernière rentrée scolaire, des voix citoyennes s’élèvent pour défendre la planète face au réchauffement climatique. Elles exigent des gouvernants des choix politiques d’envergure. Les jeunes sont en première ligne. Leur icône, la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, sera ce jeudi à Bruxelles. Elle est annoncée vendredi 22 février à Paris.

Les jeunes générations réussiront-ils là où les politiques de l’ancien monde on échoué ? Depuis plusieurs mois, de plus en plus de voix se font entendre, dont celles des jeunes, pour appeler au respect de l’environnement et au sauvetage de la planète.

Lycées ou étudiants, ils n’hésitent pas à appeler à faire la grève des études, à l’image de Greta Thunberg en Suède. D’autres s’engagent à ne pas exercer leur futur métier dans une entreprise “dévastatrice” pour la Terre et le monde du vivant.

Le 15 mars prochain, à l’échelle mondiale, derrière la bannière “Youth for Climate“, ils appellent à une grève massive pour le climat. A moins d’un mois de l’événement, plusieurs pays sont en pointe, d’autres moins. Etat des lieux.

Allemagne :  la mobilisation de collégiens, lycéens et étudiants va crescendo en Allemagne, via de nombreux groupes WhatsApp. Les manifestations du vendredi dépassent souvent les 15 000 élèves, dans une cinquantaine de villes. La mobilisation se cristallise en grande partie autour de la sortie du charbon, programmée par le gouvernement pour 2038, mais que les jeunes manifestants souhaitent voir avancée à 2030.

Australie : des milliers d’élèves australiens ont “séché” les cours pour appeler le gouvernement à agir, malgré les appels du Premier ministre conservateur Scott Morrison à rester en classe. La principale manifestation a eu lieu le 30 novembre et les adolescents se préparent pour le 15 mars.

Belgique : depuis début janvier, chaque jeudi, les jeunes descendent dans les rues de Bruxelles. De quelques milliers au départ, ils ont rassemblé jusqu’à 35 000 personnes dans tout le pays. La jeune Greta Thunberg devrait participer à la marche avec les jeunes Belges ce jeudi dans les rues de Bruxelles.

France : si quelques initiatives commencent à émerger en France, elles restent pour l’instant timides. Environ 500 lycéens et étudiants ne se sont pas rendus en cours vendredi 15 février à Paris. Ils ont choisi de se retrouver devant le ministère de la Transition écologique. Avec enthousiame et humour, ils ont dénoncé l’inaction des pouvoirs politiques face au réchauffement climatique. Face à leur réprobation, la secrétaire d’État Brune Poirson a pris la parole : “Derrière cette porte (…) vous n’avez pas des adversaires, mais des alliés”. Les lycéens n’ont pas été convaincus et semblent décidés à poursuivre la grève des cours chaque vendredi. Greta Thunberg est annoncée le 22 février à Paris

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Pays-Bas : Les jeunes ont marché pour le climat pour la première fois le jeudi 7 février aux Pays-Bas. Ils étaient plusieurs milliers à La Haye. Leur prochain rassemblement est prévu le 14 mars.

Royaume-Uni : les écoliers britanniques ont rejoint le mouvement pour la première fois le 15 février. Des milliers d’entre eux ont manifesté à travers le pays, à Londres, Brighton, Leeds ou Manchester.

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Suède : le mouvement “Fridays for future” a été lancé en août 2018 par Greta Thunberg. Tous les vendredis, elle est installée devant le parlement à Stockholm pour réclamer des actions de son gouvernement pour baisser les émissions de gaz à effet de serre. Son appel a trouvé un écho grandissant après ses discours à la conférence climat de l’ONU (COP24) en Pologne en décembre, puis devant les participants du Forum de Davos en Suisse en janvier. Si chaque vendredi elle est rejointe devant le parlement suédois par des dizaines de supporters, élèves ou adultes, il n’y a pas eu de manifestations importantes ailleurs dans son propre pays.

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