Jour 8 – L’aventure continue à la Cop 26 !

COP 26

Les étudiants de Sciences Po Toulouse nous font part de leur 8eme journée à la Cop 26

Notre mardi a très bien commencé ! Nous avons rejoint dès 8h une rencontre au pavillon Sciences entre des jeunes et des chercheuses telles que Valérie Masson-Delmotte, co-directrice du groupe 1 du GIEC et Ruth Cerezo Mota (Mexique), chercheuse du groupe 1 GIEC. Toutes deux ont répondu à nos nombreuses questions en abordant plusieurs sujets, que nous avons trouvé tous très intéressants : le processus de rédaction et de relecture des rapports du GIEC, les conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de réalisation du dernier rapport, mais aussi leur manière de gérer à côté de leur travail leur vie perso et l’éco anxiété. Nous avons ensuite formé un cercle plus informel et plus réduit avec d’autres jeunes français et la chercheuse pour qu’elle nous détaille quelques aspects du résumé du dernier rapport du GIEC à destination des décideurs. Ouverte aux questions et claire dans ses réponses, Valérie Masson-Delmotte nous a beaucoup appris.

Nous avons ensuite rejoint à 10h la réunion journalière des animateurs de la Fresque du Climat. Plusieurs participants ont fait part de leur expérience pour sensibiliser les responsables des pavillons au jeu de la Fresque du Climat : le but est de sensibiliser le plus grand nombre pour que la Fresque soit réalisée dans le plus de pays possibles.

Après cela, nous sommes allées au pavillon Afrique pour assister à une table ronde sur les problématiques de genre et de changement climatique sur le continent africain. La conférence était organisée par la banque africaine de développement. Amélie et Clarisse sont parties après une demi-heure, car elles étaient déçues du manque de profondeur du discours.

Cop26 à Glasgow

L’après-midi, nous avons décidé de sortir de la fameuse « blue zone », assez exclusive selon nous, pour rejoindre un événement organisé par « COP26 coalition », un rassemblement de différents groupes de la société civile mobilisés pour la justice climatique pendant la COP26. Une petite balade de trente minutes entre les deux lieux nous a permis de découvrir Glasgow sous un grand soleil.

L’événement en question était l’assemblée mondiale de l’Amazonie et du changement climatique et accueillait de nombreux représentants indigènes venus d’Amazonie pour porter les revendications de leurs peuples. Il y avait notamment une délégation de la COICA (Coordination des organisations autochtones du bassin amazonien), nous étions sincèrement honorées de pouvoir écouter les voix de personnes aussi inspirantes. Le verdict du Tribunal International des Droits de la Nature, organisé par l’Alliance Mondiale des Droits de la Nature, a également été rendu à propos du cas des menaces envers l’Amazonie en tant qu’entité vivante. Les interventions mêlaient réflexions féministe, anti-raciste, écologiste … c’était vraiment poignant. Nous avons trouvé cet événement très touchant et plus « vrai » en comparaison aux conférences auxquelles nous avons pu participer dans la blue zone depuis le début de la semaine. L’atmosphère semblait d’ailleurs plus militante, engagée et plusieurs interventions se sont terminés avec les voix du public criant « Fuera Bolsonaro ! ».

Amélie et Clarisse sont parties un peu avant la fin de cet événement afin de rejoindre un rendez-vous entre des membres de la Fresque du Climat et Jean Jouzel, le célèbre scientifique français qui a publié la première étude établissant le lien entre la concentration en CO2 dans l’atmosphère et le réchauffement climatique.

Jean Jouzel a félicité l’ensemble du groupe pour l’impressionnant développement de la fresque durant les six années qui ont suivi la création du jeu. Il s’est ensuite prêté à l’exercice (sans trop de difficultés !). Cet échange était très informel et détendu et c’est aussi ce que nous apprécions dans notre expérience à la COP26.


Amélie, Camille et Clarisse

Amélie, Camille et Clarisse
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