Paysages comestibles

Le Monde Nouveau : vers des paysages comestibles

Avant que Le Monde Nouveau, au Palais des congrès de Perpignan les 29, 30 et 31 mars, n’éclaire sur le sujet grâce à la présence de nombreux experts et la tenue de masterclass, voici quelques éléments rassurants sur le virage que l’agriculture et l’alimentation sont en train de prendre.

Permaculture, nouveaux usages de l’espace agricole, circuits courts, agriculture raisonnée et respectueuse de l’environnement, de l’animal et de l’humain. Les sillons d’une agriculture nouvelle, mère d’une alimentation saine et équilibrée sont déjà tracés. Les initiatives couronnées de beaux succès, comme celui de la ferme du Bec-Hellouin (lire l’interview de sa fondatrice Perrine Hervé-Gruyer ci-contre), se multiplient en France. Le “retour aux sources” et au bon sens est amorcé. Au “consommacteur” maintenant de s’en emparer.

Avant que Le Monde Nouveau, au Palais des congrès de Perpignan les 29, 30 et 31 mars, n’éclaire sur le sujet grâce à la présence de nombreux experts et la tenue de masterclass, voici quelques éléments rassurants sur le virage que l’agriculture et l’alimentation sont en train de prendre. Pour avoir, demain, des paysages comestibles.

De la fourche à la fourchette

Les circuits courts, et durables, se sont (ré) installés dans nos habitudes de citadins. Agriculteurs locaux, associations de quartiers, citoyens, ont inventé ces “nouveaux” modes de distribution qui permettent de consommer fruits, légumes, œufs, viandes sans intermédiaire, “de la fourche à la fourchette”.

À la ferme du Bec-Hillouin, dans le département de l’Eure, on sait l’importance de la démarche. Et on sait le dire : “Le changement de nos modes de production alimentaire pourrait contribuer à la nécessaire mutation de notre civilisation, la faisant passer d’une société énergivore et mondialisée, prédatrice et conquérante, fondée sur l’accumulation des richesses de la planète entre les mains d’une minorité, à une société solidaire, sobre, économe en énergie comme en ressources mais assurant durablement à chacun les biens essentiels”. Une belle mise en perspective des enjeux impérieux qui occuperont tous les esprits lors des rencontres perpignanaises.

Depuis quelques années, des “marchands du temple” commercialisent le concept “d’alicaments”. Les agriculteurs, eux, en produisent depuis des millénaires ! Naturellement. Fruits ou légumes par exemple, cultivés dans le respect de la terre et du consommateur.

Agriculture connectée

“Produire naturellement des aliments de qualité a un impact sur la santé”, rappelle-t-on à la ferme du Bec-Hellouin, comme une évidence à répéter. Mais aussi “un impact sur l’emploi, les paysages, la sécurité alimentaire, l’autonomie énergétique, la faim dans les pays du sud, le réchauffement climatique… et sur le bien-être de ceux qui nous entourent”.

Et parfois, la nature reçoit un coup de pouce. Technologique. Les “new tech” ont trouvé des applications dans le monde agricole. Stations météo, arrosage connecté, appli d’alerte en cas de présence de maladies ou de nuisibles, partage de tracteurs connectés… Le paysan d’aujourd’hui vit avec des nouvelles technologies qui facilitent le quotidien tout en protégeant efficacement les productions. Une révolution qui accompagne le changement salutaire des usages et des mentalités.

Menu